« Pendant longtemps, j’ai vécu dans la peur et le silence. Après ce que j’ai subi, je pensais que personne ne pouvait m’aider, et surtout pas la police. Dans mon entourage, on disait souvent qu’aller au commissariat allait empirer les choses, qu’on ne serait pas écoutée ou qu’on serait jugée. Mais avec les activités du projet PLURIELLES dans notre localité, j’ai commencé à entendre des messages différents. Lors d’une sensibilisation en stratégie avancée organisée dans mon village, des agents de santé, des travailleurs sociaux et même des policiers sont venus nous parler. Ils nous ont expliqué nos droits, les services disponibles, et surtout ils nous ont rassurés sur l’accueil et l’accompagnement. Un jour, j’ai trouvé le courage de me rendre dans un centre de prise en charge. Là-bas, j’ai été écoutée avec respect. On m’a orientée vers les services nécessaires, y compris vers la police. J’avais encore peur, mais j’ai été accompagnée par une assistante sociale. À ma grande surprise, j’ai été bien accueillie au commissariat. On m’a écoutée sans me juger, on a pris mon témoignage avec sérieux, et on m’a expliqué les démarches. Aujourd’hui, je me sens plus forte. Je sais que je ne suis pas seule et que des services existent pour nous protéger et nous accompagner. Grâce au projet PLURIELLES, j’ai compris que la police peut être une alliée dans la recherche de justice. J’encourage maintenant d’autres femmes et filles à ne plus garder le silence et à se rapprocher des services disponibles. »